PRSE3

Jeudi 7 septembre 2017, à la Maison des Sciences de l’Homme, à Dijon, le PRSE 3 Bourgogne-Franche-Comté a été présenté officiellement par Christiane Barret, Préfète de Région, Marie-Guite Dufay, Présidente du Conseil régional, Pierre Pribile, Directeur général de l’Agence régionale de santé.

55 actions concourant à un environnement favorable à la santé

Dans la continuité des deux premiers Plan Régionaux Santé Environnement (PRSE) initiés en 2004, puis en 2011, un troisième plan, baptisé PRSE 3, a été élaboré en Bourgogne-Franche-Comté pour la période 2017-2021. Ce troisième plan, qui décline les orientations du Plan National Santé Environnement 3, adopté en novembre 2014 par le Gouvernement, s’inscrit dans le périmètre des deux régions fusionnées et intègre les spécificités de la Bourgogne-Franche-Comté.

Conjointement élaboré par l’ARS, la DREAL et le Conseil Régional, sa mise en œuvre mobilise l’ensemble des acteurs du territoire : collectivités territoriales, associations, services de l’Etat et entreprises autour des préoccupations de santé environnementale.

Ce plan a été construit après consultation de nombreux acteurs régionaux et personnes qualifiées, spécialistes, avec une forte mobilisation de toutes les parties prenantes. Il se nourrit d’un diagnostic préalable afin de disposer d’un état des lieux détaillé des enjeux de santé environnement. Ce troisième plan mobilise davantage les territoires sur les enjeux de santé, il engage les collectivités qui agissent déjà directement sur la vie quotidienne de la population.

Le plan s’articule en 5 axes (voir encadré en d’article), 16 objectifs opérationnels déclinés en 55 actions concourant à un environnement favorable à la santé des habitants de Bourgogne-Franche-Comté, sur de nombreuses thématiques : eau, air, allergies au pollen, allergies alimentaires, amiante, radon, habitat, mobilité, urbanisme…

Plus particulièrement, sur l’axe stratégique 5, le Réseau Transition a mis en place un groupe de travail pour la réalisation des actions : 51 « Créer un Master universitaire « Alimentation, agro-alimentaire et développement durable » et 52 « Créer un groupe de chercheurs COMUE santé-environnement. »

La collaboration du Réseau Transition

Le Réseau Transition est tourné à la fois vers la recherche universitaire et vers les structures locales économiques, publiques ou citoyennes. Il est également l’incubateur et le relais des projets de recherche sur les questions de l’innovation des modes de penser, de faire, de vivre. Les enjeux de santé-environnement se situent donc, de manière transversale, au cœur des défis qui mobilisent nos équipes de recherches.

Ce troisième plan Régional de Santé Environnement qui intègre les spécificités de notre territoire dans la réduction des inégalités de santé permet alors de faire résonner nos ambitions communes pour 2021. C’est pour ces raisons que le Réseau Transition s’attache à mettre en œuvre un groupe de recherche pluridisciplinaire sur les thématiques de santé-environnement à l’échelle de la COMUE BFC avec pour objectif de créer un « guichet unique » d’identification des chercheurs concernés par ces thématiques et de faciliter la recherche/action et les partenariats avec le secteur de la santé-environnement.

A titre d’exemples, un projet collaboratif et pluridisciplinaire portant sur les multi-expositions est d’ailleurs déjà à l’œuvre dans ce cadre. Il s’agit d’une équipe de chercheur en économie, santé publique, climatologie et géographie qui étudie de façon segmentée les nuisances sonores, la pollution atmosphérique et le stress thermique qui constituent les principales nuisances ressenties par les populations urbaines. Ce groupe tente de constituer un cadastre d’émission à l’échelle de la voirie et des bâtiments. L’objectif à terme étant de proposer un outil d’aide à la décision opérationnel. Les questions de santé et de la qualité de l’environnement urbain sont également abordées à travers le projet MAJESTic (Mesure participative de la qualité de l’environnement urbain pour une justice-socio Environnementale) qui vise à mesurer les inégalités socio-environnementales existantes au sein des territoires urbains. L’enjeu principal est d’améliorer la mesure de la pollution atmosphérique par la mesure de l’exposition individuelle aux polluants. Cela se fait via la mise en place de capteurs co-construit et porté par les citoyens dans une logique de science participative. Ces mesures permettent d’interroger les inégalités socio-environnementales existantes mais aussi d’interroger les capacités des citoyens à s’approprier les résultats de ces travaux scientifiques afin d’accompagner les politiques publiques environnementales. D’autres projets sortent du champ des pollutions dans l’espace urbain pour considérer le lien entre le changement climatique et la gestion des ressources en eau à l’échelle des bassins versants de la région BFC.  C’est le cas du projet de recherche action HYCCARE (HYdrologie, Changement Climatique, Adaptation, Ressource en Eau), qui, de 2012 à 1016 à impliqué 7 organismes de recherche et une trentaine de personnes pour mettre à disposition des décideurs locaux des outils leur permettant de mieux prendre en compte le changement climatique dans la gestion de l’eau.

Ce Plan Régional Santé Environnement nous laisse donc entrevoir des perspectives nouvelles et conforte de nombreux projets de recherche en devenir à l’échelle de la grande Région, comme par exemple les études sur les ilots de chaleurs urbains, la mobilité active et décarbonée ou encore l’alimentation et le bien-être en milieu de santé, projets d’ores et déjà engagés avec les partenaires et les différents laboratoires de l’Université.

 

5 axes stratégiques et 55 actions 

1/ L'eau dans son environnement et au robinet : comment contribuer à l'amélioration, en quantité et en qualité, de la ressource en eau depuis le milieu naturel jusqu'à la distribution au robinet du consommateur ?

 2/ Habitats et environnement intérieur : quelles actions mettre en place pour prendre en compte les enjeux de santé liés aux espaces clos (bruit, radon, air intérieur, confort thermique…) ?

3/ Qualité de l'air extérieur et santé : quelles actions mettre en place pour limiter les expositions à la pollution atmosphérique et les allergies dues aux pollens ?

4/ Cadres de vie et urbanisme favorables à la santé : comment intégrer les enjeux de santé-environnement dans les stratégies et les projets d'aménagement, d'urbanisme et de mobilité (déplacements, bruit, …) ?

 5/ Dynamiques territoriales et synergies d'acteurs : comment, à partir des dispositifs existants, développer des actions et dynamiques territoriales en faveur de la santé environnementale ?